Publié le lundi, 17 juillet 2006
J'ai été bouleversé d'apprendre, ce matin, la mort de 7 Canadiens au Liban, tués par des bombardements israéliens. Depuis l'enlèvement du soldat israélien par des militants palestiniens, la violente riposte israélienne m'effraie et me désole et la stupidité de la provocation du Hezbollah m'enrage.
Les frappes israéliennes dans Gaza, à la suite du kidnapping d'un soldat, étaient prévisibles. Israël nous y a habitués, je suppose. Il faut dire qu'enlever un soldat pendant un cesser-le-feu ne rend éligible au Nobel de la paix non plus. Le gouvernement du Hamas a aussi réagi plutôt mollement, donnant ainsi carte blanche à Israël pour, encore, saccager Gaza.
Quand j'ai appris que le Hezbollah avait enlevé des soldats israéliens, j'étais stupéfait. Il n'y avait pas de meilleures façon de foutre la merde, ça c'est certain. Qui est l'ostie d'imbécile qui a eu cette idée de génie? Je ne suis pas un expert de la situation au Proche-Orient, mais j'avais cru comprendre qu'Israël s'était retirée du Sud-Liban et qu'on était partis pour la paix dans cette région. Alors, pourquoi ce geste? Surtout, au moment précis où Israël pétait déjà les plombs? Bravo, vraiment, bravo.
Quoi qu'il en soit, la riposte d'Israël me donne vraiment envie de pleurer. Vraiment. Après tout, le Hezbollah a frappé des cibles militaires. Pourtant, Israël continue de frapper des cibles civiles (centrales électriques, aéroports, etc.). Comme, par exemple, la maison où se cachaient les 7 ressortissants Canadiens. Et depuis que le Hezbollah riposte en tirant des roquettes sur Haïfa — ce qu'ils se sentent justifiés de faire étant donné les actions d'Israël — Israël dit ne vouloir seulement se défendre contre ces terroristes qui bombardent des civils (!).
Le conflit israélo-arabe est le conflits des extrémistes. D'un côté comme de l'autre, l'agenda est dicté par des Juifs et des Arabes fondamentalistes, des militaires et des terroristes inhumains. Comment peut-on croire une seconde à la paix dans ces conditions? Encore une fois, les modérés se taisent ou ne parlent pas assez fort et laissent à des fous furieux le soin de foutre en l'air la vie des gens.
La cerise sur le sundae: la réaction de Stephen Harper, parfaitement alignée sur l'appui inconditionnel des Américains à Israël. Le Canada avait toujours fait preuve d'une relative retenue dans ses commentaires et ses appuis et Harper vient faite le contraire en défendant — à mon avis — l'indéfendable. Parce que la riposte israélienne ne vaut pas mieux qu'un kamikaze palestinien qui se fait sauter dans un marché ou un autobus. Ils sont en train d'agresser un autre pays et ce sont les civils innocents qui en paient le prix. Tant qu'à moi, le gouvernement israélien, le Hezbollah et les mouvement radicaux palestiniens peuvent bien tous aller se faire...
Parler de ce conflit, c'est enflammer les passions les plus ardentes. Je ne veux pas jeter de l'huile sur le feu, mais, pour une raison que j'ignore, les récents événements me bouleversent et j'avais besoin d'en parler.
Pour l'instant, toutes mes condoléances à la famille El-Akhras et au peuple Libanais, qui n'avait probablement pas voulu tout ça. Et aux responsables, de tous les côtés: s'il vous plaît, arrêtez.
Placé dans Politique et Société
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