Publié le mardi, 4 janvier 2005
Non, c'est pas moi qui fait un power trip, c'est les Abdigradationnistes. Puissance et gloire est le titre de leur deuxième album, après l'excellent L'amour au fond de la gorge. Même si les textes restent dans la même veine, Puissance et gloire est très différent musicalement de son prédécesseur et décevant par sa durée...
Les Abdis ont pris un virage techno-pop années 80, avec des chansons moins expérimentales et loufoques. Ça ne veut pas dire qu'ils sont sages. Il y a beaucoup d'ironie, les chansons sont bonnes et ils ne se prennent toujours pas au sérieux. La grivoiserie est encore très présente, évidemment (« parce qu'avec un tatoo / il y a de quoi pour j'reste mou »).
Elle est kitsch à souhait, si on peut passer outre le petit beat cheap.
Par contre, Tatoo sonne un peu trop comme une parodie des Grandes Gueules. C'est drôle, mais ça manque de personnalité. L'autre gros défaut de Puissance et gloire, c'est sa durée : cinq chansons de trois à cinq minutes, c'est mince. En réalité, il y en a huit, mais deux sont des remixes et l'autre est chanson secrète, bien après le dernier remix de Flux optique. C'est d'ailleurs une pièce chaotique, plus près de L'amour au fond de la gorge.
Bref, Puissance et gloire est un bon album, plus accessible, qui pourra peut-être donner aux Abdis un peu plus de reconnaissance (surtout puisqu'ils sont maintenant sur La Tribu). Pourtant, il me fait regretter un peu L'amour est au fond de la gorge et sa totale singularité...
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