Publié le lundi, 15 novembre 2004
Samedi, ma blonde et moi sommes allés faire notre visite plus ou moins hebdomadaire au Marché Jean-Talon. Même si je ne mange pas souvent des fruits, j'ai eu envie, ce jour-là, de mangues haïtiennes, à la peau jaune-vert, plus surettes que les grosses mangues rouges habituelles. Au marché, le meilleur endroit pour les trouver à bon prix, c'est chez Sami Fruits — à condition d'avoir le courage d'y entrer.
Sami Fruits, c'est la quintessence du multiculturalisme montréalais. D'abord à cause des fruits, des légumes de toutes sortes et de toutes origines, mais surtout à cause des gens. Pas beaucoup de blancs Québécois chez Sami ; dans tous les sens, les chariots pêle-mêle, Sénégalais, Vietnamiens, Marocains, Chinois, Bangladeshis et autres, en plus des employés qui se lancent des appels en arabe. Vous, pauvre petit occidental, vous ne saurez plus par où passer pour trouver vos mangues et encore moins le début de la file pour passer à la caisse. C'est une joyeuse cacophonie dans laquelle nous sommes plutôt perdus... On est vraiment loin de Chicoutimi ! Malgré le plancher toujours un peu sali par les bottes et les fruits que tout ce bordel jette par terre, l'expérience est là et le choc, dépaysant.
Lorsqu'on réussit à s'en sortir, on a quand même droit à un bel éventail de fruits et de légumes pour, généralement, un bon prix. Samedi, par contre, j'avais hâte de sortir : avec mes mangues, je me suis précipité vers la caisse la plus proche pour ensuite jouer du coude vers la sortie. Fiou. J'vais attendre un peu avant d'y retourner.
Placé dans Politique et Société
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