Publié le jeudi, 16 septembre 2004
Ça a l'air que Céline Dion serait la plussse grande chanteuse au monde, ou quelque chose comme ça. Moi, j'ai toujours su que Céline était un Big Mac.
Comme Céline, le Big Mac est un produit industriel, soigneusement conçu par des experts pour plaire au maximum de personnes et rapporter un maximum de fric. Au niveau du goût, on ne prend aucun risque : que des aliments doux et agréables, du sel et du sucre et, grâce aux frites, le bon goût de la friture qui sait toujours rallier les palais récalcitrants.
Comme Céline, à la première bouchée, le Big Mac ne surprend pas. Il plaît, conforte, soulage. À la fin, par contre, il se révèle un peu lourd, on a mal au ventre. Et, une heure plus tard, malheureusement, l'effet de gonflement se dissipe et la faim réapparaît. Il faut retourner se taper un bon gros burger...
Finalement, comme Céline, le Big Mac est apprécié par des millions de consommateurs partout dans le monde, blanc, noirs, jaunes, gays, transsexuels, juifs, musulmans, handicapés, maire de Montréal. Pourtant, la plupart d'entre eux et tous les spécialistes de la gastronomie sont d'accord pour dire qu'un Big Mac, c'est du junk food. On ne saurait le considérer comme de la grande cuisine.
Arrêtez de me dire qu'elle vend des millions d'albums, qu'elle travaille fort. Je le sais, c'est indiscutable. Je n'en ai rien à cirer qu'elle fasse des millions, tant mieux pour elle. Pis c'est vrai que ça peut faire plaisir de voir une Québécoise rendue là où elle est — même si j'ai de fortes réserves là-dessus.
Par contre, ne me dites plus qu'elle est une grande chanteuse ou pire, une artiste. Ça n'a rien à voir. Un artiste explore, ose, risque, essaie, innove. Céline ne fait surtout pas ça. Céline, c'est la machine à fric, le Big Mac de la musique.
Personnellement, la musique de Céline me tape sur les nerfs, d'autant plus que je n'aime pas sa voix (question de goût). Mais je dois avouer, humblement, qu'il m'arrive de manger un Big Mac, parfois...
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