Publié le mardi, 20 juillet 2004
Hier, je suis allé voir mon premier film à Fantasia, The Bottled Fool. On est arrivés une demi-heure à l'avance ; le film a commencé avec une demi-heure de retard...
Le réalisateur et trois comédiens ont été accueillis par un public d'une chaleur surprenante : il y avait une belle ambiance, applaudissements et sifflements. Les comédiennes avaient appris quelques phrases en français, qui ont évidemment ravivé les applaudissements. Ironiquement, la présentatrice et la traductrice ( puisque tout ce beau monde arrive directement du Japon ) ne parlaient qu'anglais. Le réalisateur nous a très brièvement présenté son film, pour ensuite présenter un court-métrage surprise — en japonais. 13 minutes. Sans sous-titres. Au moins, le punch final, à défaut d'être original, était efficace.
Pour ce qui est du plat de résistance, j'ai plutôt aimé. Le visuel, même un peu maniéré, était riche, il y avait un souci du détail. Il y avait beaucoup de plans forts réussis, comme des mains à contre-jour qui tapent à la machine, devant un écran bleuté, les doigts dédoublés, le mouvement saccadé par la luminosité de l'écran. Par contre, il n'a pas pu s'empêcher de nous faire un plan à la Matrix, qu'on va laisser passer.
Le point de départ était original : dans le futur, pour se rendre à l'école, une adolescente doit prendre un ascenseur ( du 138e au 4e étage ) et traverser des étages-villes à vocation uniques : la ville-dortoir, la ville-prison, etc., avec à chaque fois un échange de passagers. C'est d'ailleurs en arrêtant à l'étage-prison que deux prisonniers vont entrer et que l'histoire va prendre le tournant huis clos/prise d'otage un peu plus classique. Ce qui n'en fait pas un mauvais film, puisque psychose et télépathie vont venir brouiller les cartes et donner un peu de substance à un film vivant, violent et accrocheur.
Placé dans Cinéma
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