C'est ça qui est ça

Minuit, le soir

dimanche, 1 avril 2007

Jeudi, c'était la dernière de Minuit, le soir, à Radio-Canada. Cette série fut certainement l'une des plus audacieuses de la télévision québécoise. Crue, dure, sombre et intense, superbement réalisée, c'était un de mes coups de coeur.

Malheureusement, la troisième saison, qui vient de se terminer, ma laissé sur ma faim. On avait bien compris qu'après avoir touché le fond, nos trois compères allaient lentement émerger, puis s'en sortir. Justement. Le mot-clé est « lentement ». Tellement qu'on avait l'impression que les épisodes se terminaient sans qu'il ne ce soit passé grand-chose. Ce n'était pas mauvais, juste un peu ennuyant.

Et le pire devait arriver pour la finale. Une finale hyper-prévisible, qu'on a vu venir après 5-6 minutes après le début du show. Ajoutez au fait que ce n'était que trop évident que Minuit, le soir devait mal se terminer et on peut dire que j'ai été déçu.

Paraît-il que le réalisateur a dû couper beaucoup, beaucoup au montage et que sur DVD, l'épisode final devrait faire le double. J'espère bien, mais en même temps, je m'en fout puisqu'il serait surprenant que je le voie. À moins que ça ne deviennent une mode, pour faire vendre des DVDs, de mettre une fin poche à la télé pis la vraie sur le DVD. En tout cas, ça n'enlève rien à la qualité générale de la série, mais on se serait attendu à mieux. Tant pis et merci quand même pour la bonne tivi pendant trois saisons.

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4011

vendredi, 16 février 2007

Ce soir, je voulais me remettre au blogue. J'ai eu un automne de fou, pis avec le p'tit bonhomme qui court partout et qui refuse de dormir la nuit... ça ne me laissait pas beaucoup de temps. Bref.

Je vais donc faire un tour sur mon blogue délaissé, pour voir que j'avais, encore, des commentaires pourriels (pourrimentaires? commenllution? Bonne chance, à l'OQLF!). Donc, je m'en vais dans le panneau de contrôle de Movable Type, faire le ménage.

Pis là, j'ai senti le découragement.

4011.

4011 ostie de tabarnak de commentaires pourriels de ciboire de crisse de câlisse.

Depuis novembre 2006, il en rentrait plusieurs dizaines par jour. Donc, en attendant que je consolide (encore) mon installation Movable Type, les commentaires seront fermés.

Font chier. Encore. 4011 fois. Bleh.

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ADISQ

lundi, 30 octobre 2006

Des fois, au Québec, on est bizarres... ou hypocrites?

Cette année, la sensation au Gala de l'ADISQ, était la présence du groupe québécois veudette internationale, Simple Plan. En fait, l'ADISQ a plus ou moins créé des catégories pour qu'ils puissent être en nomination.

C'est bizarre. Tout d'un coup, au début de l'an passé, les médias québécois se sont rendus compte qu'il y avait un band de ti-culs francophones qui remplissait des stades un peu partout dans le monde. Tout d'un coup, il fallait parler de Simple Plan, il fallait les inviter partout. Ils étaient cool, on en était fiers.

En fait, jusque là, ça va. Moi-même, bien que leur musique me laisse froid, j'ai plus de respect pour leur succès que pour celui d'une Céline. Du punk-pop bien torché, qui passe bien et qui plaît aux ados de la planète. Parfait. Le problème ici, c'est que Simple Plan était passé inaperçu dans nos médias pour une seule et unique raison: ils chantent en anglais.

C'est le psychodrame des groupes québécois: chanter en français et ne faire carrière qu'au Québec (ou presque) ou choisir l'anglais et devenir des parias.

Par exemple, à leur début, les Respectables chantaient en anglais. Quand sont-ils devenus des vedettes au Québec? Quand ils on retrouvé Molière.

Sinon, il faut un succès vraiment incroyable pour que vous soit pardonné votre usage de la langue du ROC. Comme celui de Simple Plan, ou de Céline.

Et l'hypocrisie dans tout ça? Si vous suivez le monde de la musique, vous savez peut-être qu'il y a, depuis environ deux ans, un buzz autour de la scène montréalaise. Pas un buzz à Rimouski ou à Federicton. Un buzz à New York, à L.A., à Londres. Le fer de lance de cette mouvance, c'est Arcade Fire. La vague Montréal durait depuis un an déjà lorsque les médias francophones ont commencé à parler d'Arcade Fire. Pourtant, le groupe avait été nommé groupe de l'année par le magazine Rolling Stone et ils avaient la bénédiction de David Bowie. En plus, Funeral est vraiment un bon album.

Est-ce qu'on a vu Arcade Fire à l'ADISQ? Non. Est-ce que les Wolf Parade, The Dears, Godspeed You! Black Emperor, Kid Koala reçoivent l'attention qu'ils méritent dans les médias francophones? Surtout pas. Même si ces artistes jouissent d'une réputation internationale, ils sont copieusement ignorés par nos médias.

Un dernier exemple. Il n'y a pas si longtemps, je vous parlais du film Metal: A Headbanger's Journey. Dans ce film, on voit un ado californien dans sa chambre. Sur le mur, un poster de Voïvod. Voïvod, c'est un groupe métal québécois connu à travers le monde, qui a marqué le genre. Assez d'ailleurs pour que leur nouveau bassiste ne soit nul autre que l'ancien bassiste du groupe Metallica, qui a vendu des millions d'albums dans le monde. Mais Voïdvod chante en anglais...

On peut dire de Godspeed, Kid Koala ou Voïvod que ce ne sont pas des groupes grand public. C'est vrai. Mais ce ne l'est pas pour Arcade Fire, Wolf Parade ou Bran Van 3000. Il serait peut-être temps de reconnaître que la culture québécoise n'est pas que francophone et d'assumer ces beaux succès, même s'ils sont dans la langue de Shakespeare. Ou, au moins, arrêter de jouer aux surpris quand ils sont tellement populaires qu'on ne peux plus se permettre de les ignorer.

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Québécois

mercredi, 6 septembre 2006

Dans son dernier éditorial sur bandeapart.fm, Jean-Robert Bisaillon remarque la nouvelle vivacité de la musique québécoise. Pas celle qui passe bien à la radio ou qui est concoctée pour plaire à Roger pis Cécile. Non. C'est la marginale, l'indépendante qui semble en plein essor, surtout celle qu'il classe comme « musique amplifiée et dérivée du rock underground ». À preuve, avec les Marie-Chantale Toupin et les Caroline Néron, les Malajubes, Caféïne et Vulgaires Machins se retrouvent sur la liste des nouveautés de CKOI.

Ce phénomène est-il dû au fameux effet de la longue traîne (long tail) ? Où l'appel de Pierre Lapointe au dernier gala de l'ADISQ a-t-il été entendu ? Il est évident qu'Internet a changé la donne, que la consommation de musique, au Québec comme ailleurs, s'est transformée. La production et la diffusion de musique n'a jamais été aussi simple et immédiate et jamais les mélomanes n'ont eu autant accès à un répertoire aussi diversifié. Il devient d'autant plus facile d'ignorer les canaux de diffusion habituels et de passer de découverte en découverte, sans se voir imposer les choix des majors ou des grandes stations radio.

Quoi qu'il en soit, le billet de Bisaillon tombe juste au moment où je réalisais avoir acheté une très grande quantité de musique québécoise dans la dernière année. Et de la bonne, en général. J'ai tenté des expériences, j'ai fait des découvertes intéressantes. Depuis Les Abdis et Fred Fortin au début de 2005, il y eu l'excellent Karkwa et bien d'autres...

Dumas — Le cours des jours

Celui-là, je ne l'ai pas aimé tout de suite. Après plusieurs écoutes, ses qualités sont apparues. Beaucoup de guitare planantes, un bon sens du refrain, plein de bons moments. J'erre est probablement la meilleure du disque.

Yann Perreau — Nucléaire

Il a ses inconditionnels, dont je ne suis pas. Le disque est pas mal, mais plutôt monotone, j'ai tendance à l'arrêter avant la fin. Guerrière et Grande brune sont de bonnes chansons.

Malajube — Trompe l'oeil

Une découverte de l'ampleur de celle de Karkwa. Je ne connais pas leur dernier album, mais Trompe l'oeil est certainement un bijou de créativité. Des riffs accrocheurs, des idées qui vont dans tous les sens, des chansons qui vous restent dans la tête. Un disque vraiment bien fagoté, de première classe. Un must.

Loco Locass — Amour oral

Après avoir écouté à répétition Libérez-nous des Libéraux et vu Spleen et Montréal à Musique Plus, j'ai pris le risque Loco Locass, moi qui n'aime pas vraiment le hip hop. Quelle surprise ! Les arrangements sont riches et diversifiés, les textes (évidemments) sont excellents et l'album se déguste d'un bout à l'autre sans se faire prier. Excellent.

Les Dales Hawerchuck — Les Dales Hawerchuck

Là, on tombe dans la catégorie poids lourds. Je l'avoue, j'ai succombé à Dale Hawerchuck. Par contre, je ne m'attendais pas à ce que ce soit la toune light de l'album ! Du bon gros rock sale, puissant, pesant, qui rince bien les oreilles. On sent l'influence d'Olivier Langevin qui collabore au disque. D'ailleurs...

Galaxie 500 — Le temps au point mort

Alors que les Dales jouent dans les plates-bandes du premier G500, Le temps au point mort marque une évolution. L'album est moins brut, plus fignolé et (un peu) plus propre. Malgré tout, la guitare de Langevin est toujours aussi riche et inventive, sur un album somme toute excellent.

Xavier Caféïne — Gisèle

Une nouveauté, que je découvre à peine — et mon premier contact avec Caféïne. Du bon punk-rock, plein d'énergie. Sympathique, je continue l'écoute

Le Nombre — Scénario catastrophe

Des anciens des Secrétaires volantes et de Caféïne se sont réunis pour former Le nombre. Encore du punk-rock, mais plus sale, plus agressif. On ne prend pas le temps de respirer et c'est ce qui est bon. Des riffs puissants, des tounes qui bûchent — j'ai hâte d'écouter ça en auto...

Les Breastfeeders — Déjeuner sur l'herbe

La première fois que j'ai eu à décrire Les Breastfeeders, l'expression qui m'est venue en tête est « yé-yé garage ». C'est exactement ça : des rythmes yé-yé, très joyeux, avec des guitares très rock et une finition trash. Un vrai disque d'été et de char, plein d'énergie et de bonheur. D'ailleurs, Les Breastfeeders viennent tout juste de sortir leur deuxième album...

Natasha — IV

Un mini-album que j'ai acheté après avoir entendu Ski de fond et air pur sur bandeapart.fm. Sympathique, mais un peu maladroit. Peut-être que l'album qui s'en vient sera pas mal, on verra.

Jérôme Minière — Chez Herri Kopter

Pas vraiment une nouveauté, mais je me le suis acheté plutôt tard. Jérôme Minière fait une musique unique au Québec, et Chez Herri Kopter s'inscrit parfaitement dans son parcours. Toujours très électronique, les chansons ont une teinte un peu plus rock dans leur structure. Un artiste incontournable et un bon album.

Montag — Alone, not alone

De la bonne techno d'ambiance, dans la lignée des Mùm, Mogwai et Board of Canada. Un bon album, surtout instrumental, qui sait se démarquer du lot. À découvrir.

Plaster — First Aid Kit

Encore de la techno, mais tendance acid jazz. L'album est très bon, mais semble un peu en décalage par rapport à l'époque. Il aurait très bien marché au tournant de l'an 2000. Tout de même, la musique est là, l'inventivité aussi et il ne faut pas bouder son plaisir. En plus, Would you...? est un chef-d'oeuvre de « tite toune avec un beat niaiseux », comme je les aime.

Bon, ça fait le tour (brièvement) et c'est quand même pas mal. C'est rassurant de voir qu'on peut se gaver de bonne musique, de tous les styles, faite chez nous. Suivant ?

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ARTV ?

mardi, 22 août 2006

Bien que je ne sois pas tout à fait dans la cible de ARTV, cette station devrait m'intéresser : art, culture, cinéma, avec intelligence et créativité. Est-ce que c'est moi, où ils sont complètement à côté de la plaque ?

Il me semble, d'abord, que l'essentiel de la programmation soit comblée en recyclant de vieilles séries — non, même pas des séries, des téléromans — radio-canadiennes. Cet hiver, c'était du Tac au Tac, Quelle famille !, Poivre et sel. Pour l'automne, c'est Anne la maison aux pignons verts, Les belles histoires des pays d'en haut, La vie la vie, L'héritage, L'école de danse, Le parc des Braves, Le plaisir croît avec l'usage. C'est beaucoup. Vraiment. Même si certaines d'entre elles sont de bonnes séries, ça reste du recyclage, du déjà-vu. Ça sent le remplissage. J'aimerais aussi qu'on m'explique la valeur artistique et culturelle de la rediffusion en masse de séries, que l'on ne peut pas qualifier d'exceptionnelles, même si certaines ont marqué leur époque.

Tiens, Québécor a justement lancé une chaîne exprès pour ça, peut-être que ARTV devrait amorcer un partenariat.

En plus, cet été, ça a été l'orgie Cééééééline. Plusieurs dimanches soirs furent consacrés à la chanteuse. Sérieusement. Vous créez une chaîne consacrée à l'art et à la Culture, avec un grand « C ». La première chose qui vous vient à l'esprit, évidemment, c'est une série sur la mégastar pop sirupeuse nationale. Céline Dion, Wagner, Proust, Almodovar — ça se tient, non ?

Encore une fois, Québécor a une chaîne juste pour ça (on croyait même qu'ils avaient l'exclusivité Céline, un bout de temps).

Pour ce qui est du reste... États humains (bel essai, mais bof), Mange ta ville (miam, plutôt bon), cinéma sans pub (généralement bon, et même plus), Viens voir les comédiens (personnellement, bof), Pour l'amour du country (vous voulez vraiment mon avis ?) et quelques autres trucs, que je n'ai pas vus. Plutôt mince, finalement.

La programmation de ARTV est celle d'une chaîne qui cherche désespérément à attirer des téléspectateurs, peu importe lesquels. C'est donc brouillon, incohérent. Ceux qui viennent voir Céline ne regarderont pas Mange ta ville, les amateurs des Belles histoires vont retourner à Radio-Can après et ceux de La vie la vie aussi. Il manque à ARTV une programmation qui donne envie d'aller voir ce qui s'y passe, pour un public averti et, malheureusement, plus pointu. Comme celui d'une chaîne consacrée à la bouffe ou au golf. Plus de séries audacieuses, comme Télé-Québec l'a fait à une époque avec Le royaume, Dream On et Absolutely Fabulous. Pas juste du jazz mainstream et de l'opéra; pourquoi pas collaborer avec Bande à part et diffuser la musique émergente ? On a un festival de films sur l'art, j'aimerais bien voir une sélection de ces films à ARTV. Pourquoi pas ?

Parce que ça ne fait pas vendre de pub. On revient toujours au dur constat que la culture ne fait pas vendre. Le public potentiel est définitivement restreint. Ou alors, ARTV doit s'assumer (et Radio-Canada par la bande) et aller jusqu'au bout du concept et arrêter de jouer sur la plate-bande des autres. Sinon, pourquoi payer pour ARTV?

Placé dans CulturePermalien

Courtes brèves

Selfkiss

Des montages photo de gens s'embrassant langoureusement eux-mêmes. Weird et fascinant. Lien

Drop Dead Gorgeous

Une série de photos mettant en scène des femmes mortes d'une surdose de friandises. Raffiné et superbe. Lien

What the World Eats

Une série de photos montrant des gens de divers pays et la nourriture qu'ils consomment pendant une semaine. Lien

Speed Demon Photography | Crestock.com Blog

Une sélection de photos sur le thème de la vitesse. Certaines sont impressionnantes. Lien

A Wet-Wipe Manifesto

Le gars a écrit un manifeste pour qu'à l'avenir, nous n'utilisions plus de papier de toilette, mais plutôt des serviettes humides pour bébés. Ça adonne bien, j'en ai chez nous... Lien

Grindhouse Movies

Des posters de films refaits à la mode Grindhouse vraiments cools. Lien

Return of the King review by Neil Cumpston

La critique de film la plus hilarante que j'aie jamais lue, même s'il y va un peu fort avec les gays et autres cocks. Lien

Map of Online Communities

Une carte des communautés du Web, style D&D, plutôt drôle. Lien

Hate Mail (and concerned criticism) archive at Church of the Flying Spaghetti Monster

Des commentaires reçus sur le site dédié au « culte » du Flying Spaghetti Monster. Hilarant de bêtise. Lien

Armed America: Portraits of Gun Owners in Their Homes

Un recueil de photographies avec des Américains et leurs armes. Décidément, je n'arrive pas à m'y faire. Lien

Bad Album Covers

On ne s'en tanne pas...

The Trailer Mash

Des bandes-annonces remontées pour dénaturer le film d'origine. Une belle façon de perdre du temps devant son ordi...

Pluton n'est plus une planète

Ah ben. Coudonc.

10,000 Reasons Civilization is Doomed

On est dans la m...

ICSS changes for IE7

Il y a de l'espoir... Mais on gardera quand même avec Firefox.

Récemment...

Ce qu'ils ont dit